Bonus économique et agronomique grâce à la fertilisation organique

Amendement organique - Terrial / OleoZELes amendements et engrais organiques, généralement plus onéreux et plus compliqués à épandre que les fertilisants minéraux, sont longtemps restés au second plan. Mais la durabilité de la fertilisation organique, valorisée sur le marché des crédits carbone, et son intérêt pour restaurer la qualité des sols rééquilibrent progressivement la tendance.

« Le "tout minéral" est un écueil en matière de fertilisation, prévient Anne Picot, responsable Innovation et Développement chez Terrial, filiale du groupe Avril. L’idéal se situe à l'équilibre entre minéral et organique, pour une complémentarité favorable aux systèmes agricoles. » Quand le premier est souvent synonyme de praticité, le second est irremplaçable sur le plan agronomique. Il est ici question de fertilisants (amendements et engrais) dits organiques, car obtenus à partir de matières produites par du vivant (animal ou végétal). On leur reconnaît trois grandes vertus :

  • Ils sont complets (NPK + oligo-éléments).
  • Ils favorisent l'activité biologique du sol (microorganismes et macrofaune).
  • Ils favorisent la bonne agrégation et la stabilité de la structure du sol.

Plus de MO, moins de GES !

La quatrième grande vertu de la fertilisation organique est environnementale. Sa contribution au stockage de carbone dans les sols et à la réduction des émissions de GES est avérée.

Carbone stocké et émissions évitées

L'amendement permet d'incorporer au sol une matière organique riche en carbone, soumise au processus de minéralisation lente, pourvoyeur d'éléments fertilisants sur la durée. L'engrais organique apporte, quant à lui, des éléments fertilisants directement mobilisables par la culture. « Alors que le stockage du carbone est efficient dans le cas des amendements organiques, il est bien moindre pour les engrais organiques, admet Anne Picot. Mais y avoir recours limite les besoins en engrais minéraux, dont l’application est fortement émettrice de GES. »

Une approche organique de précision

La fertilisation organique est donc vertueuse, mais elle pâtit d'une image trop simpliste. C'est un tort, car elle a bénéficié de sérieux progrès et de nombreux produits, dits "techniques", ont été développés par des entreprises spécialisées. Ainsi, Terrial est spécialiste des composts organiques techniques, élaborés à partir de :

  • Fientes de volailles
  • Fumiers avicoles
  • Compost issu du traitement des eaux
  • Compost végétal
  • Pulpes issues de distilleries et tourteaux végétaux
  • Coproduits d'industries agroalimentaires

Grâce à des mélanges diversifiés et dosés, Terrial met au point différents composts techniques. « La fertilisation organique sait être précise. Pour équilibrer la balance entre stockage de carbone dans le sol (amendement) et fertilisation directe (engrais), il faut jouer sur la teneur en matières organiques, sur la stabilité de la MO, ou encore sur le rapport C/N, important pour la vitesse de minéralisation », avance Anne Picot.

Fertilisation organique et bonus GES : un effet direct

La fertilisation organique a acquis une autre vertu. Elle est devenue synonyme de bonus GES, une prime qui rémunère les pratiques vertueuses des agriculteurs.

La case "organique" est rémunératrice

La solution OleoZE (Saipol – Groupe Avril), pour le colza et le tournesol, tient ainsi compte depuis 2020 de l’approche organique. « C'est un des leviers pour améliorer le bilan GES d'une culture, explique Loïc Godnair, responsable Filières chez Saipol. Nous ne distinguons pas les différentes formes de fertilisants. Le seul caractère organique améliore de facto le bilan GES de l'agriculteur. Si ce bilan est amélioré par ce levier, le bonus sera relevé, à moins que le plafond de bonus GES ne soit déjà atteint par la somme des autres pratiques enregistrées. Mais, dans la plupart des cas, l'agriculteur améliore son bonus grâce à la fertilisation organique. »

La quantité de MO bientôt prise en compte

Pour tirer sur le long terme tous les bénéfices de la fertilisation organique, les agriculteurs seront inspirés d'opter pour les pratiques les plus vertueuses. Ils seront ainsi en phase avec les modernisations évoquées par OleoZE. « Nous ferons évoluer notre solution afin que la déclaration ne soit plus simplement binaire, précise Loïc Godnair. Il faudra aussi renseigner les quantités de MO apportées. Aujourd'hui, un apport de 200 kg/ha d'engrais organo-minéral influe autant sur le bonus GES qu'un épandage de 15 t/ha de fumier. Nous souhaitons dépasser cette mécanique trop simple, pour tirer les pratiques vers le haut et permettre au système de progresser. »

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